La poésie est née pour Hésiode à Thespies
Dans les montagnes de Béotie où il était né,
Dans le sacré val des Muses
Où vécurent au point où la vallée du Permessos se resserre
Les derniers cueilleurs et non chasseurs de Grèce.
Lieu où les serpents perdaient leur venin
Comme ceux de Madagascar de nos jours
Ils n'avaient pas de maisons
Et passaient leurs temps à chanter la nature
D'observer le vol des oiseaux et le déplacement des nuages
Ils se nourrissaient de miel , de fruits et de racines.
C'est encore le lieu où ils existe une grande variété de plantes
Hésiode voit le jour au début du VIII e siècle à Ascra
Bourg de Béotie.
Et c'est en jeune berger qu'il reçut ses lauriers
Des dernières prêtresses d'une religion naturelle
Son père était venu de Cumes en Eolie en Anatolie.
Il avait monté une petite entreprise de cabotage, qui le ruina.
Il traversa la mer et se fixa à Ascra
Il acheta une parcelle de terre,
Au pied du mont Hélicon près du Val des Muses
Il épouse Pycimède, et le couple donne vie à Hésiode et Persès.
Ascra est encore un lieu pauvre.
Hésiode le décrit
« Bourg maudit, méchant l’hiver, dur l’été, jamais agréable » (Travaux, v. 640).
A la mort de son père,
Il eut un grave différend avec son frère Persès,
Qui les menèrent au procès.
Les « rois » d’Ascra donnèrent raison à Persès.
Persès géra mal son bien qui périclita,
ce qui le conduisit demander l'aide à son frère,
Qui le repoussa.
Persès menaça Hésiode d’un autre procès,
L’objet est inconnu.
Pour amener son frère à une saine vie et gestion de ses biens,
Hésiode composa à son intention le poème Les Travaux et les jours,
Ouvrage axée autour de deux vérités morales :
Le travail est la grande loi de l’humanité ;
Celui qui travaille peut vivre décemment.
Tout cela se passait dans un contexte de crise agraire
Et d'expansion des Grecs à la recherche de nouvelles terres.
Hésiode espérait un règlement à l’amiable.
En dehors de ses activités agraires,
Hésiode avait une activité d'aède,
Il composait ses poèmes pour des auditoires qui le lui demandait.
À Chalcis en Eubée
Ancienne terre des Abantes aux longs cheveux
Il alla au concours de poésie donné par les fils du roi Amphidamas
Pour célébrer les funérailles de leur père.
Il remporta la victoire avec son poème
Célébrant l’agriculture et la paix
Il reçut un trépied
Il le dédia aux Muses du Val des Muses de l'Hélicon près de Thespies.
Hésiode , début des Travaux et des jours" Muses de la Piérie , ô vous dont les chants immortalisent ! venez, célébrez votre père, de qui descendent à la fois tous les hommes obscurs ou fameux, le grand Zeus, qui leur accorde à son gré la honte ou la gloire, les élève aisément ou aisément les renverse, affaiblit le puissant et fortifie le faible, corrige le méchant et humilie le superbe, Jupiter qui tonne dans les cieux et réside sur les plus hauts sommets de l'Olympe. Dieu puissant qui entends et vois tout, écoute : dirige vers l'équité les jugements des mortels. Pour moi, puissé-je faire entendre à Persès le langage de la vérité !
On ne voit pas régner sur la terre une seule rivalité ; il en existe deux : l'une digne des éloges du sage, l'autre de son blâme ; toutes deux animées d'un esprit différent. L'une excite la guerre désastreuse et la discorde ; la cruelle ! nul homme ne la chérit, mais tous, d'après la volonté des dieux, sont contraints de l'honorer en la haïssant. L'autre, c'est la Nuit obscure qui l'enfanta la première, et le grand fils de Saturne, habitant au sommet des cieux, la plaça sur les racines mêmes de la terre pour qu'elle vécût parmi les humains et leur devînt utile. Elle pousse au travail le mortel le plus indolent. L'homme oisif, qui jette les yeux sur un homme riche, s'empresse à son tour de labourer, de planter, de gouverner avec ordre sa maison ; le voisin est jaloux du voisin qui tâche de s'enrichir. Cette rivalité est pour les mortels une source de biens. Ainsi le potier porte envie au potier, l'artisan à l'artisan, le mendiant au mendiant et le chanteur au chanteur."