Transition
Je voulais t’offrir un morceau de mon cœur
Comme le ruisseau alimente l’océan
Juste un peu de moi-même pour de petits moments d’infinité
Si mes larmes n’ont pu sauver l’orchidée viendront-elles peut-être assouvir l’assoiffé… ?
Hélas ! Je ne suis qu’une femme trop fragile,
Frissonnante sous les vagues d’écume
Venant en silence se briser contre l’écho de mes pensées
Vaines habitudes, je ne peux t’imposer ce bonheur que tu refuses
Lasse que tu tisses et détisses l’arantèle
Qui m’englue et m’enferme dans son piège
Translucide, ta lumière me transperce, ce soir je garde l’espoir
Et veux rester Lucide, même dans les nuits les plus bleues laisser place à de nouvelles étoiles…
Songe ! Avril et le chant des poeciles
L’été et le jasmin blanc qui parfume
Magnolias et floraison du laurier-rose, le temps d’un baiser
Sous les bignones, tu me prendras la main et allons voir si… le poète
Anachorète cueille l’edelweiss immortelle
Déjà les toits ne sont plus sous la neige
Caillebotis au bord de l’eau, succombons aux charmes lémaniques… Yvoire
Bientôt sera le temps des déjeuners sur l’herbe !
Voyons ! Chassons l’hiver , pêchons le bonheur
Héron gris perle et aigrette sur l’étang
Des éclats de soleil sur les jardins suspendus des sentiers
Faby