La brise nomme
Au travers des pins
Un parfum hors d’atteinte.
*
Avons-nous survécu au
Chêne de Goethe ?
Le dire des pins.
*
Un vieillard et un enfant
Se donnent la main :
Amour sans aveu.
*
Etrange de l’abîme :
A l’aurore, tout
Au déclin : rien.
*
Rompre le cri de
Son propre achèvement.
Un ermitage.
Ecoute le dialogue des étoiles,
Silence volontaire du chant et du cri :
Le bruit des cascades résonne dans la nuit.
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La forêt tait la sonorité du cristal
De la clairière, saveur d’un clair obscur.
Un nuage élit un symbole moiré.
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Où naît à lui-même l’homme qui naît ? Une
Main éteule et un cierge lunaire
Célèbrent le cœur d’un silence souterrain.
*
Un chevalier se recueille avant la
Lutte contre son esprit exalté. L’aède
Psalmodie une élégie faite de printemps.
*
Les esprits établissent leur dortoir où la
Rose à l’ombre dispute le bruit et l’odeur
Du néant de la mémoire argileuse.
*
La lune s’absente. Des roses s’animent
Dans un monde lointain ; bruit à l’occident
Un miroir à mille facettes. Senteur d’algues.
*
Le livre bâtit à dessein le silence
Et le vent bannit le lyrisme du geste.
L’avenir salue l’étrange de l’abîme.