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Poèmes Épars, Le site.

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Ce blog recueille les activités des membres de Poèmes Épars ainsi que celles de nombreux intervenants, collaborateurs et amis, au programme : Art, Culture, Poésie, Littérature, Peinture, Photographie, Sculpture, Musique, Politique ...


"LA CATHEDRALE DANS LA PENOMBRE"...Jean Luque

Publié par POEMES_EPARS sur 30 Juin 2014, 16:49pm

Catégories : #ECRITURE ou LIVRES

 

Je m'appelle Jean Luque et j'habite près de Lyon,

j'ai la quarantaine et je suis poète depuis pas mal d'années.

Mon premier recueil s'appelle Terre Vierge.

Mes poèmes sont visibles sur :

 

Le-capital-des-mots d'Eric Dubois.


www.poemes-epars.com/ d'Ivan Watelle.


Je collabore à la revue « papier » Art'en-Ciel à Lyon.

 

Mon blog : http://lapoesiedejeanluque.vefblog.net

 

Courriel : jeanluque69@orange.fr

 

 

Terre Vierge mon premier recueil est sorti en 2012.

 

 

 

 

 

LA CATHEDRALE DANS LA PENOMBRE

 

 

 

O la cathédrale! avec, tranquillement, son clocher octogonal tout en haut. Et ses statues en bois des saints des niches ornant les deux portails.

O les enfants du bassin bleu de cobalt, quand les oiseaux envahissant le décor du fantastique édifice chantent durant la nuit mystique!

Ici, plus haut que les chérubins ouvragés, et dans la profondeur d'un des portails, deux pèlerins ont été représentés par un orfèvre en train d'abattre à la hache l'arbre des païens.

Des guirlandes de feuilles de chêne et des grosses cordes ornées de pommes de pin noircies par le temps qui passe semblent soutenir pour toujours la façade. Celle-là même où des fleurs solides sans aucun parfum envahissent la pierre moussue hantée par les griffons et les pélicans géants. Sur un bas-relief, la seule vision d'un somptueux calice enivre d'extase les douze apôtres, tandis qu'une nef au splendide gouvernail jaune d'argent découvre le continent d'un peuple de mécréants ; une croix pattée garnissant le pavillon.

Dans l'édifice se trouve l'autel de « ceux qui croient ». Sculptée sur un des médaillons d'un pilier soutenant le chapiteau, on découvre une scène cocasse. Un bel agneau, la langue dressée comme sortie d'un moule, les yeux bruns, se réchauffe contre le ventre d'un grand lion à la crinière fournie. Mais ce qu'il y a de plus étonnant encore dans cette insolite représentation, c'est que le fauve ouvre une gueule tellement grande, qu'on peut y voir à l'intérieur le feuillage d'un vaste jardin suintant la rosée.

Car ici c'est un amour de pierre qu'on nous présente. Et les cloches du fier clocher ne peuvent pas nous le faire oublier, lorsqu'elles sonnent sous la grande rosace inachevée.

Fin de l'enchantement! Quelques gouttes de vie supplémentaires l'auraient peut-être sauvé. Mais trop tard! L'aube, comme une pomme mûre tombe en roulant dans les cieux... Reste pour un temps seulement une brève et charmeuse manifestation de la nuit.

 

Aubrac

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