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Poèmes Épars, Le site.

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Ce blog recueille les activités des membres de Poèmes Épars ainsi que celles de nombreux intervenants, collaborateurs et amis, au programme : Art, Culture, Poésie, Littérature, Peinture, Photographie, Sculpture, Musique, Politique ...


Jaffeux Philippe Chansons...

Publié par POEMES_EPARS sur 26 Août 2014, 21:38pm

Catégories : #ECRITURE ou LIVRES

 

 

L’ARGENT

 

 

L’argent se nourrit à crédit

chez son contemporain

Vie et mort sont les mélodies

de l’éternel refrain

L’aventurier a l’audace

de voir sa détresse

Il joue à pile ou face

sa dernière pièce

Une faim de loup escorte

l’argent en colère

Deux poches vides transportent

la pleine misère

A coups de pierre il combat

sa triste étoile

Dans les cailloux il aperçoit

la précieuse moelle

 

L’argent se nourrit à crédit

chez son contemporain

Vie et mort sont les mélodies

de l’éternel refrain

Fortune puisée à la main

l’or reste de pierre

Un alchimiste clandestin

sacre la matière

Au fond de la solitude

cet orfèvre descend

Il mérite la quiétude

rebelle à l’argent

Un trafiquant de conscience

marchande l’idylle

L’artiste perd l’élégance

de ruiner l’utile

 

L’argent se nourrit à crédit

chez son contemporain

Vie et mort sont les mélodies

de l’éternel refrain

L’appât du gain enracine

un cœur influencé

Il plonge dans la routine

garante du succès

Consommé par la richesse

il brûle sa fierté

Ses scrupules disparaissent

il accroît ses regrets

L’ordre du monde sanctionne

l’argent ordinaire

Le mercenaire se donne

à la mort vulgaire

 

 

L’argent se nourrit à crédit

chez son contemporain

Vie et mort sont les mélodies

de l’éternel refrain

Ce cadavre est la graine

d’un trésor animé

Une racine s’enchaîne

au passé enterré

Tout l’or du monde circule

caché dans la sève

Au rythme d’une formule

un arbre s’élève

Sur les branches souveraines

brillent des pépites

L’argent a gagné sans peine

une vie gratuite

 

*

LA DANSE

La danse enflamme le vent

des gestes irréels

Le silence en mouvement

sculpte un modèle

Sur une plaine infinie

un corps vit en suspend

Il attend d’être recueilli

par la force du vent

Ses muscles nagent sur terre

versés dans la masse

Corrigée par l’éphémère

la pensée s’efface

Le ciel alors s’épanouit

les prévisions cessent

Un nuage s’évanouit

le danseur se dresse

 

 

La danse enflamme le vent

des gestes irréels

Le silence en mouvement

sculpte un modèle

Un marcheur s’ajuste à l’air

le premier pas est dit

Pour s’envoler de la sphère

une danse suffit

Le courant d’air inspirateur

rythme l’inattendu

La nature chante en cœur

le trajet imprévu

Un acrobate virevolte

à l’ombre du vide

Avec son corps désinvolte

il lâche la bride

 

 

La danse enflamme le vent

des gestes irréels

Le silence en mouvement

sculpte un modèle

La vibration est accrochée

un danseur circule

La marionnette est lâchée

le cœur s’articule

Un ballet de chastes ondes

chante l’impossible

La vie et l’air se confondent

dans l’un invisible

La gestuelle palette

réunit tous les arts

Musiciens peintres poètes

dansent en fanfare

 

La danse enflamme le vent

des gestes irréels

Le silence en mouvement

sculpte un modèle

Après l’extatique fête

l’euphorie s’impose

Dans la plaine satisfaite

le calme explose

L’homme aux gestes captivants

a livré son charme

Avec la retraite du vent

son art rend les armes

Le grand frisson de l’univers

pétrifie le danseur

Dans son corps il a découvert

la pierre du bonheur

 

 

LE DEPART

 

 

Selon l’éternel mouvement

demain sera trop tard

                            Maintenant est le seul moment

pour prendre le départ

Dans l’action définitive

un destin est partant

Sa rare initiative

est survenue à temps

Un corps exalté dévaste

chaque muscle surpris

Lors du départ enthousiaste

tout le savoir est pris

Cette décision sérieuse

produit la fracture

Une rigueur merveilleuse

guide l’aventure

 

                              Selon l’éternel mouvement

demain sera trop tard

                             Maintenant est le seul moment

pour prendre le départ

Sur l’ordinaire endormi

la porte est claquée

L’ailleurs célèbre l’insoumis

sa vie est embarquée

Dehors la joie prend son élan

la peur jouit à l’envers

L’ignorance de cet enfant

accueille l’univers

L’ombre et le crépuscule

sont unis un instant

Le jour et la nuit se brûlent

l’éclair est triomphant

 

                             Selon l’éternel mouvement

demain sera trop tard

                           Maintenant est le seul moment

pour prendre le départ

Parti pour ne plus revenir

l’histoire s’obstine

Sans douleur ni plaisir

l’émotion culmine

Une femme prend le départ

sur la même ligne

L’homme adepte du hasard

reconnaît un signe

La passion pousse la tête

vers le sacrifice

Les courses folles s’arrêtent

dans le précipice

 

 

                          Selon l’éternel mouvement

demain sera trop tard

                          Maintenant est le seul moment

pour prendre le départ

Deux hôtes de l’habitude

s’endorment sous un toit

Au fond d’une lassitude

la chute fait la loi

L’origine se répète

le rythme est perçu

Sans victoire ni défaite

arrive le début

Les compagnons remplis d’entrain

enfin se séparent

A l’appel du juste refrain

chacun prend le départ

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES ENFANTS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’homme trouve son enfance

à l’âge de raison

Une brise de jouvence

dégage l’horizon

Un vieillard irrésistible

aborde un enfant

Lors du rendez-vous terrible

le jeu est triomphant

Au cœur de la fraternité

la loi est prohibée

A coups de pierres répétées

les vitres vont tomber

Au génocide innocent

l’adulte se soumet

Deux gamins désobéissants

ont conquis un sommet

 

L’homme trouve son enfance

à l’âge de raison

Une brise de jouvence

dégage l’horizon

Dans le pays des merveilles

les carreaux sont cassés

Le vieillard et l’enfant veillent

au désordre sensé

Une terre féerique

accueille les héros

Les vitrines domestiques

forment des minéraux

Dans les asiles délivrés

l’air jubile partout

La population enivrée

a ouvert le verrou

 

 

 

L’homme trouve son enfance

à l’âge de raison

Une brise de jouvence

dégage l’horizon

 

La ville guérie ennoblit

l’action sacrilège

Le grand et le petit ont fini

leur tour de manège

Une géniale régression

crée le jumelage

L’inédite génération

invente un âge

Les enfants s’épanouissent

sans foi ni loi ni moi

Le vieux et le jeune glissent

sur une même voie

 

L’homme trouve son enfance

à l’âge de raison

Une brise de jouvence

dégage l’horizon

Les cœurs enthousiastes battent

à la même hauteur

La séparation éclate

à la juste heure

Les beaux joueurs s’aventurent

dans le monde libre

Leur sagesse immature

maintient l’équilibre

Le jeu révèle la règle

l’amitié est signée

Mon histoire se dérègle

les enfants ont gagné

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE HASART

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chaque jour chante un refrain

pourquoi prévoir demain

Le hasart joue comme il veut

la vie est un grand jeu

Au centre de la surprise

le rendez-vous est prit

Deux inconnus sympathisent

l’essentiel est compris

L’heureux accident affronte

le fatal lendemain

Le hasart de la rencontre

dirige les destins

Au carrefour des trajectoires

rayonne la chance

Dans la nouvelle histoire

le présent s’élance

 

 

                         Chaque jour chante un refrain

pourquoi prévoir demain

Le hasart joue comme il veut

la vie est un grand jeu

Les corps enchantés par l’instant

tiennent leur promesse

Ils ressuscitent un printemps

avec des caresses

Un regard démasque le mot

la peur s’évanouit

Le baiser répond aussitôt

au silence séduit

Ils tendent la vie fragile

vers la même cible

L’air est saisit immobile

l’accord est possible

 

 

 

                          Chaque jour chante un refrain

pourquoi prévoir demain

Le hasart joue comme il veut

la vie est un grand jeu

L’escapade est endormie

dans la nuit complice

Les habits tombés dans l’oubli

fournissent l’indice

La trace du jeu innocent

ouvre le passage

Avec le soleil renaissant

partent deux nuages

Le hasart amusé chasse

la liaison profonde

Cette passade retrace

la voie vagabonde

 

                          Chaque jour chante un refrain

pourquoi prévoir demain

Le hasart joue comme il veut

la vie est un grand jeu

La valeur d’un seul poème

sépare les amis

La discipline bohème

s’exerce à l’envi

L’aventure recommence

partout et nulle part

Chacun dirige l’errance

selon la loi de l’art

S’ils viennent à l’écoute

cette chanson vivra

Au bénéfice du doute

le hasard choisira

 

 

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