Un Il et une ElleTu es comme le Ciel, l’InfiniToi que je dis : ElleJe suis la terre, le fertileMoi que tu dis : IlTu es la mer, le vaste sans formeToi que je dis : ElleJe suis le soleil, le précis,le Sujet qui lance depuis toujours ses fils enflammésMoi que tu dis : IlTu es le Temps, les saisons et les jours de sang et de lait,Toi que je dis : ElleJe suis l’espace, les lieux,le silence qui règne sur les stations,Moi que tu dis : IlTu es le baiser, la caresse, le coup, la griffe,Toi que je dis : ElleJe suis ce baiser, ce regard, ce geste,Moi que tu dis : IlTu me laboures, me renversesToi que je dis : ElleJe te traverse, t’électrise, te liquéfie,Moi que tu dis : IlTu me fais rire, gémir, sourire,Toi que je dis : ElleJe te fais crier, souffler, parlerMoi que tu dis : IlCe matin,Les oiseaux murmurent leur chantsTandis que loin, dans le soleil,Des enfants m’invitent à retrouverLe printemps du mondepoème extraitde "présence ou effacement"Jasi
"Un Il et une Elle" Jasi
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