j'erre à l'inconnu,
tel une âme perdue,
vagabonde et sauvage, j'ai crû,
à l'innocence de la beauté,
en cette rue qui m'a ôté,
mes peurs illusoirs,
illuminant chaque soir,
mon coeur peiné par la caresse,
envoûtante...tendresse,
d'une femme au regard doré,
immobile et fragile, à l'orée,
de la forêt dans laquelle je suis,
immobile et fragile, je suis,
son regard qui doucement me suit,
dans cette peine dans laquelle je suis...
et pourtant, la clarté divine,
de sa Royale splendeur, devine,
mon chagrin, perle d'Amour,
je suis Ulysse, Tristan ou Roméo,
mais mon coeur restera à jamais,
peiné par cette douce utopie,
de ce regard insinueux qui m'épie,
de cette épée d'or, si belle et si fatale,
ma vie si pâle,
sans cette Muse,
qui s'amuse,
à me faire croire que les rêveurs,
se prelassant des heures,
un stylo entre leurs mains agiles,
ne sont en vérité fait que d'argile.
Alexandre Léonard, 28 juillet 2014, 14H35, Cajarc.