Rien ne m’obsède
Rien ne se perd
Tout est exode
Le tout et ses allers retours
Aux confins de ma nudité
Le verbe est libre, le gouffre a chaque ligne
La rosée ; ne m’en parlez plus !
Le soleil qui se lève : vive le crépuscule !
La morsure du jour long : les secondes sont écarlates
Un métier qui me plait ! Chut la mort travaille
Je sais que tu sais que je ne sais rien de ton savoir
Apprends moi à être moi-même sans toi
Les aléas d’une rencontre : l’inattendue fige votre visage
Génuflexion a notre complicité : je m’épanouis mais quel ennui
Le centre du monde c’est par là ; vis un peu plus loin !
Une mère a son fils ; l’amour qui convoque le cœur aux milles voix
Mère je t’aime mais je dois partir ; je reviendrai peut-être pauvre
Je serai heureux enfin ; et vous vous partez quand ?
La misère et sa bedaine pleine d’espoir ; qu’elle n’enfante plus
L’opulent dira toujours l’argent ne fait pas le bonheur
Réfugie-toi à l’église si tu veux aller au paradis ; tu seras un homme riche
Je suis riche de vains sermons et de cachoteries ; je change de prénom et je
sors
Le monde pleure, je ris. Le monde crie ; je ris. Mon cœur fera le reste
Je suis mendiant ; c’est l’adjectif qu’ils utilisent pour nos différences
Je suis mendiant ; ma panse réclame un peu de chaleur, une pièce SVP
Essuyez-vous les pieds avant d’entrer ; le carton devient cher
Essuyez votre sueur de votre hypocrisie ; je ne suis pas inquiet de mon état
Je ne suis pas à plaindre ; je crois qu’il y a pire que moi ; je crois que mon voisin
vient de mourir ; En tout cas il ne bouge plus ;
Ma bouteille dans ses accords les plus sordides ne me répond plus
D’ailleurs qui es-tu pour éternuer tes sales vomissures au visage d’un homme !
Christian PRESENT - Poete
