NUE
NUE COMME UN VER dans la boue dure de l’oubli
NUE comme la vérité au fond d’un puits de galaxies
NUE comme ces collines câlines qu’effleure le souffle du vent
NUE comme l’ombre d’un figuier ambré les soirs d’été
NUE comme le parfum de l’ETRE
NUE comme la saveur de l’instant
NUE comme la paume de ma main caressant l’ombre de ton sein
NUE comme l’olive noire de tes yeux
Elle dit dans son silence
Des choses merveilleuses
NUE comme l’orvet au creux de tes reins
NUE comme l’Ambre de ton Ombre
NUE comme un ver fébrile-agile
Qui se tord de bonheur
NUE comme une île isolée sur l’océan du temps
NUE comme un son pur vibrant dans l’univers
Nue, nue, nue
Nudité –vérité !
Qui calme le regard le visage baigné de larmes
Des larmes de joie
QUI NOUS RECONCILIE AVEC LE VIE
NUE ! NUE ! NUE !
Gilles Gréard