de Benoist Magnat
hommage au photographe Jean-Louis Saiz
Photo Jean-Louis Saiz
Photo Jean-Louis Saiz
« Sentier pierreux usé par les pieds des passants.
Sous les bambous, profond silence enchevêtré.
Baie de fenêtre ouverte au soleil ;
Cris des gibbons répercutés du mont.
Arbres ombreux, parasol du frais ermitage ;
Étang limpide, lune à ronde image.
Grues ermites, tortues postées, groupe d’amis,
Je les couve en mon sein, tels de petits enfants. »
— Vingt et unième poème dans la traduction de M. Schneider
« Les pas des hommes usent même la pierre,
Le chemin fleuri se faufile sous les fins bambous,
La fenêtre exposée s’offre à l’invasion du soleil,
Le cri du singe retentit à travers monts.
Tel un parasol, la riche frondaison des arbres verse fraîcheur à la chaumière.
Dans la gracieuse mare se dessine le disque parfait de la lune ;
Cigognes et grues viennent ici en bandes amicales,
M’entourent, me chérissent, sont comme mes enfants. »
Vingt et unième poème dans la traduction de M. Vu Cân dans « Nguyên Trai, classique vietnamien… »
Photo Jean-Louis Saiz
Hiroshima
Mont Ventoux
*
Sur le Mont Serein
les anges défilent
comme des petits nuages
*
Une montagne blême toute l’année
fait rechuter les saisons
*
La jeune fille danse la nature
et pourtant le pin reste bien droit
dans la forêt
*
On nous parle du chant des dunes
seule la pierre reste en silence

photo Jean-Louis Saiz