« LES CITADELLES DU COEUR DE DIEU »
De ce recueil de poèmes D’Ivan WATELLE se dégage une palette d’idées philosophico-métaphysiques qui nous interpellent sur notre rapport à l’existence et à notre essence. Aussi le poète se fait-il l’interprète des sentiments d’autrui ou prophète de son temps :
« Tu vis au-delà du réel
les changements affectifs
Des cent mille années qui viennent...
Par-delà
la matière et la lumière
ne font qu'un ».
Le poète n’est-il par un mage, un être qui voit au-delà du réel, du saisissable et du palpable. A l’instar de Rimbaud, Ivan se révèle un voyant, un illuminé, entendons par là un porteur de lumière.
« Ô mes amis j'ai senti les brises
du Tout-Puissant
Souffler sur le cœur de tous les foyers. »
Tout en restant humain, il évoque aussi la solitude, un des maux qui n’épargne personne par les temps qui courent ; des maux qui sont à peindre en guise d’exorcisme. Mais n’empêche que l’amour peut émerger des méandres de la souffrance comme cette
« femme aux boucles »,
en l’occurrence «sa nouvelle Elsa »,
« femme albatros » venue du lointain.
Ah !l’amour sauve de tout !
C’est bien véridique.
Adepte de la Paix universelle,
le poète n’a de cesse de faire
l’éloge du sacré en des termes solennels.
Aussi convient-il de dire que sa poésie
prend sa source dans la spiritualité
et est nourrie
de termes mythologiques grecs
comme quoi on doit tout aux Grecs.
Maggy DE COSTER