Sous la terre fuit
Le réseau fané
Qui coule comme la vie :
C’est le métro
Qui glisse pour toujours,
Amant de tous les détours,
Chevaucheur tout le temps actif.
Les ouvertures qu’il bouche
Ne sont pas près d’être débouchées
Par un autre que lui.
Comme un morne coït
Ainsi va le métro sans trêve ni répit
Avec ses éclats sans lumière
Et ses entassements de couleurs
Ne vous y trompez pas
Si le métro pousse un cri,
Ce n’est pas d’extase !
C’est pour vous prémunir de la claque
De ses portes qui vont et viennent.
Au fond, le métro est vache
Et nous traite en troupeau.
Il traîne son grand corps allongé
De métal cliquetant dans des couloirs
Qui ne mènent nulle part.