Lorsqu'on monte dans un arbre et que chaque feuille frémit
C'est que l'on a peut-être réveillé ce grand être endormi
Alors on plonge à l'intérieur de ce fluide
Qui a quelque chose du ciel, des vieux sages, des druides
Quelque chose que l'on ne peut concevoir
Quelque chose, presque magique, qu'on ne peut ni toucher ni voir
Et si l'on ferme les yeux - on le peut sans crainte -
On se laisse bercer par le vent, comme plongé dans une mer gigantesque
On peut voir un univers de soleils dessinés et d'étoiles peintes
On peut voir une multitude de motifs celtiques, de gravures d'arabesques
On peut voir des voleurs douces et apaisantes comme des nuages
On peut voir des mers d'hirondelles et des soleils de coquillages
On peut voir des spirales de nacre pour accéder au ciel
On peut voir des ombres vivantes et des fleurs de miel
On n'entend plus rien d'autre que ce monde de délicatesse
On ne voit que ces illusions ces rêves d'ivresse
On peut s'envoler dans le vent, tout est possible
Il n'y a pas de victime, pas de persécution, pas de cible
C'est l'âme qui s'ouvre, le floraison du cœur
Il n'y a plus ni angoisse ni colère, juste apaisement et bonheur
Il pousse des fleurs de joie, des fruits multicolores
Tout est peut aux couleurs du ciel, du crépuscule jusqu'à l'aurore
Et chaque élément suit la danse des papillons éphémères
Formant une vague de vent, dans le ciel, tel une mer
Les mirages de splendeur naissants sont amenés par de cigognes
La vitesse du son est fixée par le chant des oiseaux ivrognes
Les graines de l'esprit n'ont pas besoin de terre ou d'armes
Les épines sont inutiles, ces graines poussent dans l'âme et en sont le charme
Les étoiles filantes se poursuivent comme des petites filles
Et partout dans le ciel poussent des tulipes, des bleuets, des jonquilles...
Les lampions des bals de 5 heure sont portés par des hirondelles
Quand sonne la première note du merle, elles montent sur la scène à tire-d'aile
On ouvre notre être à cet arbre qui nous rassure
On se confond à lui et à la Nature
Ce monde de merveilles est spécifique à cet arbre si pur...
Chloé Dudouyt