Un de mes poèmes en pensant à ma fille et les craintes d'un père :
Les robes longues des reines
Les beaux habits de rois
La pourpre et la soie L'or que les rivières charroient
Ne peuvent me faire oublier la beauté de ton pas
Le cristal de ton rire La majesté de ton éclat
Quand l'ombre frappe Ceinture et broie Pleurs Souffrances
J'entends encore les rires de ton enfance
De ton berceau à ta chambre rose
Un mur s'est dressé L'âme divisée névrose
pourquoi pourquoi ça
Tu lui as tout donné
Ton pas tes rires ta majesté
Que me reste t'il De ta chambre rose ?
Quand l'ombre frappe Ceinture et broie Pleurs Souffrances
J'entends encore les rires de ton enfance
De ce jour funeste
Où tu nous a présenté cette main noire et leste ce porteur de peste
Ton amour criais je t'inonderai d'un baume manifeste tu guériras baigné de ma tendresse
Hélas émotions célestes
Quand l'ombre frappe
Ceinture et broie Plaies Souffrances
J'entends encore les rires de ton enfance
Le premier jour est le jour de trop
Le premier cap : Un coup c'est trop
C'est pas ta propriété
Qu'à elle même elle appartient comme toi qui n'est qu'à toi.
Promesses ténues jamais tenues
Qu'as tu offert depuis ce jour toi l'enfer et elle l'amour.
Quand l'ombre frappe Ceinture et broie Pleurs Souffrances
J'entends encore les rires de ton enfance
À la recherche de ton moi
Je t'avais vu éclore
Que pouvais tu chercher encore qu'évidence ne soit
À mon regard patient d'un père bienveillant
J'entends encore les rires de ton enfance
Philippe Hanotiaux poète Belge