Fête Barika
(1980)
Face à la Mecque il s’est placé
Le sang de l’agneau est allé à la terre
Il a plongé ses racines
D’algues dans le ventre opaque
de la terre
Terre nourricière qui ne rend
Qu’une pincée de sel
Il a redit le soleil et Abel
le riche égorgeur des temps anciens.
De ses yeux jaillissait une flamme
Pieuse.
Nocturne
(1981)
La mer est lasse
A jamais ressassée
La lune saigne sur un pan de mosquée
Sur le rocher solitaire les yeux s’accrochent
au frétillement des lumières
caduques.
Alain Cellard, poèmes d'Algérie
il sera dans le prochain numéro d'Art'en Ciel 25, amitiés, ivan
Fête Barika
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