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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 12:11

 La brise nomme

Au travers des pins

Un parfum hors d’atteinte.

 

*

 

Avons-nous survécu au

Chêne de Goethe ?

Le dire des pins.

 

*

 

Un vieillard et un enfant

Se donnent la main :

Amour sans aveu.

 

*

 

Etrange de l’abîme :

A l’aurore, tout

Au déclin : rien.

 

*

 

Rompre le cri de

Son propre achèvement.

Un ermitage.

 

 

 

 

 

 

Ecoute le dialogue des étoiles,

Silence volontaire du chant et du cri :

Le bruit des cascades résonne dans la nuit.

 

 

*

 

La forêt tait la sonorité du cristal

De la clairière, saveur d’un clair obscur.

Un nuage élit un symbole moiré.

 

 

*

 

Où naît à lui-même l’homme qui naît ? Une

Main éteule et un cierge lunaire

Célèbrent le cœur d’un silence souterrain.

 

*

 

Un chevalier se recueille avant la

Lutte contre son esprit exalté. L’aède

Psalmodie une élégie faite de printemps.

 

*

 

Les esprits établissent leur dortoir où la

Rose à l’ombre dispute le bruit et l’odeur

Du néant de la mémoire argileuse.

 

*

 

La lune s’absente. Des roses s’animent

Dans un monde lointain ; bruit à l’occident

Un miroir à mille facettes. Senteur d’algues.

 

*

 

 

Le livre bâtit à dessein le silence

Et le vent bannit le lyrisme du geste.

L’avenir salue l’étrange de l’abîme.

 

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Published by POEMES_EPARS - dans ECRITURE ou LIVRES
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